Histoires de réussite

Les noms, adresses et données personnelles ont été modifiés pour protéger la vie privée des personnes impliquées.

Tutelle

Une agence de protection de la jeunesse demande au SSI Canada d’évaluer les conditions de vie d’une mère en Jamaïque afin de prendre des décisions concernant une jeune fille de 13 ans que l’agence vient de prendre en charge.

La jeune fille fut prise en charge après avoir fait des allégations d’abus physiques et sexuels alors que celle-ci habitait chez son père.

Le correspondant Jamaïcain procède à une évaluation du foyer de la mère en Jamaïque.

L’agence de protection de la jeunesse devait entamer des poursuites au criminel et avait besoin de la jeune fille au Canada pour les procédures.

Malgré une étude de foyer très positive de la Jamaïque, pendant 6 mois, le SSI Canada et le correspondant Jamaïcain ont collaboré afin de faire des rapports fréquents à la mère. La mère et la jeune fille communiquaient ensemble hebdomadairement par téléphone et la mère recevait des mises à jour sur l’évolution des procédures judiciaires.

Après avoir témoigné contre son père, la jeune fille fut envoyée en Jamaïque pour vivre avec sa mère. L’agence en Jamaïque a suivi la famille pour quelques temps afin de s’assurer que la jeune fille reçoive du support pour le trauma qu’elle a vécu.

Placement dans la parenté

En 2007, à la suite d’un drame familial, une jeune mère de deux enfants est tuée. Le père des enfants est emprisonné et les enfants sont confiés à la protection de la jeunesse. Nouvellement arrivée de l’Asie, la famille n’avait pas d’amis proches, de famille.

Les grands-parents maternels ont été avisés de la triste nouvelle par les policiers. Ils sont inquiets pour les enfants et demandent ce qui leur arrive. La protection de la jeunesse locale doit déterminer un projet de vie pour les enfants qui sont traumatisés par les évènements (ils ont été témoins du meurtre) et leur trouver un foyer adéquat devient urgent.

Le SSI Canada a communiqué avec le bureau asiatique qui a évalué le foyer des grands-parents en urgence. Le rapport était reçu quelques jours plus tard et l’agence était en mesure de décider que le retour des enfants vers l’Asie était la meilleure option.

La travailleuse assignée au dossier me partagea que la réunification de la famille fut triste et joyeuse à la fois. Les parents venaient au Canada pour les funérailles de leur fille et venaient chercher leurs petits-enfants du même coup.

Garde

La protection de l’enfance connaît cette famille depuis l’année 2007.

La mère : Les problèmes de la mère sont nombreux : elle est incarcérée, consomme du cannabis régulièrement et fait usage de cocaïne, elle est sans domicile permanent, souffre de dépression, n’est pas une citoyenne canadienne et est, en tout temps, menacée d’extradition. Immigration Canada doit déporter la mère et ses enfants (nés en Ontario) vers la France.

Les enfants : Les deux garçons ont de lourds retards langagiers, ils parlent surtout l’anglais et doivent être suivis de près par des spécialistes de la santé. Ils ne peuvent être laissés aux soins de leur mère sous aucune circonstance.

Initialement, la France nous dit que rien ne peut être fait tant que les enfants ne sont pas sur le territoire français. Mais nous insistons et notre collègue communique avec la grand-mère pour effectuer une évaluation de son milieu de vie. Quoiqu’il soit impossible de placer les enfants chez la grand-mère, celle-ci veut des visites. Le retour des enfants doit se faire. Les avocats du CJ et la couronne de la France discutent de la situation et des services sont mis en place pour que les enfants soient placés en foyer d’accueil dès leur arrivée en France.

Réunification

Un adulte adopté en bas âge communique avec une agence locale, il veut retrouver sa mère biologique qu’il pense être en Allemagne.

Ce que fait le SSI-Canada :

  •  Le SSI Canada communique avec les collègues de la branche Allemande qui accepte le dossier (nous avons suffisamment d’informations).
  • Après quelques semaines, la nouvelle nous revient : la mère est décédée quelques années auparavant. Toutefois, avec les chroniques nécrologiques, l’agence allemande trouve un frère et une demi-sœur. On me demande si le client canadien est intéressé à rencontrer des membres de sa fratrie.
  •  Le SSI Canada a la tâche d’annoncer le décès mais aussi d’annoncer la bonne nouvelles. Le client au Canada connaissait l’existence d’un frère, mais ignorait l’existence d’une demi-sœur. La demi-sœur, de son côté, connaissait son existence et lui transmis un message : « je peux finalement lui dire que ma mère a toujours célébré sa fête, elle lui allumait une bougie chaque année ».
  •  Le SSI Canada a facilité les premières communications et la première visite se réalisa 1 mois plus tard (le frère et la demi-sœur sont venus le voir au Canada).